Prologue
Prologue
linoaaerith
FanFic créer par amesachico
C'était pendant une nuit noire comme les ténèbres avec une lune menaçante qui pourtant venait à peine de cacher le soleil d'été au cœur d'une forêt profonde située près des montagnes de Nibelheim. On pouvait entendre le bruissement des feuilles des arbres parmi les pas de course de deux jeunes femmes courant depuis des jours afin d'échapper au pire. L'une était habillée en noir, parfait pour se confondre dans cette forêt qui n'en finissait pas. L'autre était habillée d'une robe rose déchirée de part et d'autre ainsi qu'une veste rouge dans le même état. Ses vêtements étaient facilement repérables. Elle n'avait pas eu le temps de se changer après toutes les actions si soudaines depuis cet embrasement. Dans le feu de l'action, elle n'avait pas pu prévoir tant d'épreuves, mais l'histoire ne faisait que commencer, et étaient donc poursuivies depuis un village se trouvant au pied des montagnes, Nibelheim, la ville natale de Tifa. Leur ennemi gagnait du terrain. Elles couraient à une allure régulière depuis un bon moment, mais étaient fatiguées, ne se reposant presque jamais à cause du danger qui ne cessait de se rapprocher. Soudain, la jeune femme en rose s'effondra, pendant que l'autre continuait de courir. Elle remarqua enfin l'absence de son amie à ses côtés, et se retourna enfin pour reprendre son souffle. Quelques minutes après, elle rejoignit sa coéquipière qu'elle avait laissée à quelques pas derrière elle. Tifa lui adressa la parole sur un ton ferme, mais rassurant :
- Allez, Aerith... On doit continuer...
Aérith laissa échapper un soupir tout en mettant sa main sur sa poitrine. Elle n'avait pas l'habitude de courir en pleine forêt et encore moins de nuit. Non ! Jamais elle n'avait connu ce sentiment de peur qui la faisait douter d'elle. Avant cette rencontre d'il y a deux jours, elle n'aurait jamais pensé fuir cet homme comme la peste, une âme démoniaque prête à la tuer sur le champs. Elle s'inquiétait aussi sur le sort de Zack et de Cloud... Allaient-ils réussir à les vaincrent malgré leur force surhumaine ? Son cœur battait à une telle vitesse qu'elle se demandait comment elle pouvait encore tenir le coup après tous les obstacles qu'elles avaient traversées : les monstres, ainsi que cet homme ténébreux, et sans doute très jeune pour avoir les mêmes traits fins que le visage de Tifa. Qui pouvait-il être ? Pensante, dans ses souvenirs, toutes ces questions et ces mystères qui s'ouvraient à elle la laissaient perplexe. Que devait-elle faire ? Qui pourrait l'aider ? Elle ne voulait plus vivre de peur d'attirer les ennuis, et savait que si elle n'existait plus, les dangers également ne se mettraient plus dans la route de ses compagnons qu'elle appréciait tant. Elle avait alors décidée sur un coup de tête, sans trop réfléchir, une solution qui était la seule alternative pour elle. Aérith se remettait complètement en question. Devant cette menace, elle se sentait totalement impuissante et faible. Alors...
- Tifa... je n'en peux plus... je préfère mourir.
En entendant cela, Tifa s'accroupit près d'elle, son bras droit bien en évidence derrière elle, et gifla Aérith avec une telle violence qui la fit s'écrouler. Aérith était par terre sans bouger, sans donner signe de vie. Tifa la regarda, ses yeux se remplirent de larmes, et elle se tut un moment pour ne pas trahir les émotions qui la bouleversait puis lança son poing droit à terre qui fendit le sol sur une longueur d'un mètre. Sa force égalait sa colère, et donc le mini gouffre qu'elle avait formée avait une profondeur qu'elle n'avait malheureusement pas la joie de mesurer.
- Tu ne dois pas abandonner...
Aérith se releva avec difficultés, caressa soigneusement sa joue irritée et se mit à regarder Tifa. Elle vit alors pour la première fois des larmes s'écouler sur le visage de celle-ci. Tifa se mit à lui hurler pour qu'elle se sente bien vivante :
- Je ne veux plus t'entendre dire ça !
- Tifa ?!
Aérith était très surprise de sa réaction, elle gémit mais reprit le dessus sur elle. Une douleur la faisait souffrir depuis quelques jours, depuis le jour où elle avait affronté cette force titanesque dont elle n'avait pas ressenti le véritable potentiel au début. Cette personne avait bien caché son jeu et si la petite fille qu'elle avait rencontrée après son ascension pour découvrir cette ville cachée de tout n'avait pas été là, elle ne se serait jamais méfié de lui et serait sans doute morte depuis. Un simple coup dans sa poitrine lui avait littéralement brisé quelques côtes mais heureusement que cette jeune fille avait été là. Elle ne la remercierait jamais assez.
Cela faisait plus d'une demi heure que nos jeunes héroïnes se reposaient, elles paraissaient moins stressées mais toujours aussi fatiguées. Tifa avait toujours un point de côté et respirait de plus en plus mal mais il fallait qu'elles continuent leur chemin, atteindre avant l'aube le village où l'on pouvait apercevoir une vieille fusée abandonnée. Elle prit sa gourde dans son sac et passa un peu d'eau sur ses lèvres sèches qui devenaient bleutées au contact du froid de la nuit. On pouvait voir sur ses joues les traces de ses larmes. Elle passa sa gourde à Aérith qui la remercia et s'en passa aussi sur les lèvres. Leur réserve d'eau était épuisée à cause de cet homme qui les poursuivait, il avait réussi à la percer avec une simple pierre dont le bout était aiguisé. Cet homme, Tifa se souviendrait toujours de son visage qui restait encore gravé dans sa mémoire. Bien sûr elle aurait préféré l'oublier vu la situation dans laquelle elle s'était mise. Ses cheveux moyennement longs étaient de la même couleur que ce soldat légendaire, c'est tout ce qu'il avait pour lui rappeler ce mauvais souvenir qui était un homme : Séphiroth. Il n'y avait que ça qui la gênait, le reste était banal, ses yeux étaient d'un noir profond et il avait une cicatrice sur la joue gauche. Il était habillé de noir la dernière fois qu'elle l'avait vu et portait des gants. Il n'avait pas d'arme mais c'était un expert en combat rapproché.
Tifa se redressa, la tête baissée. Aérith ne pouvait que distinguer un sourire sur ses lèvres, recouvertes de larmes amères, elle se sentit confuse et s'excusa immédiatement. Elle n'obtint pas de réponse de la part de Tifa mais juste sa main droite tendue devant elle. Une main amicale qui voulait l'aider pour se relever mais elle la rejeta et compta sur ses forces pour se remettre debout. Après ses premiers pas elle retomba à nouveau. Tifa, exténuée, fléchit lé légèrement. Toutes les deux reprirent leur souffle avec de plus en plus de mal, comme si l'air se raréfiait. Tifa eut un doute un moment, elle pensait que cet homme les avait rejointes depuis un bon moment déjà. Mais si c'était lui pourquoi ne se montrait-il pas ? Tifa secoua sa tête en s'assurant qu'il ne pouvait pas faire une chose pareil pourtant elle sentait bien que quelque chose les poussait à bout. Elle se ressaisit et pensa logiquement.
"Si c'était vraiment lui, je pense qu'Aerith ne serait plus de ce monde d'après ses paroles."
Tifa retournait le problème dans tous les sens mais ne trouvait aucune réponse. Quand soudain elle comprit ses intentions, leur faire perdre du temps si, comme elle l'imaginait, il était blessé.
- Aerith, il faut se dépêcher nous n'avons plus une minute à perdre.
- Tu as raison.
Tifa se releva une seconde fois et exécuta les mêmes gestes. Cette fois Aérith s'appuya sur sa main et se redressa avec l'aide de Tifa. Aérith la remercia et dans un élan, Tifa se remit à courir de nouveau, accompagnée d'Aérith qui lui tenait la main fermement afin qu'elles ne soient plus séparées. Tifa ne pensait qu'à deux choses : la première était d'échapper à leur poursuivant envers lequel elle éprouvait des sentiments glacials de peur, elle était paralysée rien qu'à l'odeur qu'il portait et qu'elle venait de reconnaître en fouillant dans ses plus profonds souvenirs, c'était pareil, la même impression, la même carrure et pourtant il était plus jeune qu'elle et ce soldat. La deuxième était surtout la plus importante que n'importe quel souvenir. Elle se remémorait les jours passés, ainsi que la promesse faite par son ami d'enfance qu'elle chérissait par-dessus tout.
Tous ces souvenirs passés ensemble lui redonnaient du courage, peu à peu le soleil se levait en laissant paraître une infinité de rayon devant elles.
"Déjà l'aube ? C'est mauvais signe."
La lumière commençait à atteindre le sommet des arbres, la montagne était loin derrière elles mais le plus dur était passé, enfin...
0/10 sur 0 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Aucun commentaire
Dernière mise à jour de cette page le 30/11/2009