Il y a 1000 ans, sur les terres de Lunadia… Un maléfique Seigneur des Ténèbres tenta de conquérir le Continent. Mais un mythique héros, le Blade Dancer, Gerard (oui, oui, je sais, ils auraient pu se forcer un peu sur le nom, là ^^), se dressa contre lui. Un jour, il disparut…
Quelques temps plus tard, un Chevalier Noir invincible fit son apparition aux côtés du Seigneur des Ténèbres. Puis plus rien. La nouvelle fit le tour du monde : le Chevalier Noir et son maître avaient été vaincus. Mais si le Blade Dancer avait disparu, qui avait pu faire ça? Le temps passa, la légende se transmit…
1000 ans s'écoulèrent. Aujourd'hui, un jeune homme en armure noire arrive sur l'île de Foo, en Lunadia. Il porte la marque du Blade Dancer. Qui est-il? Qui est la jeune fille qu'il voit dans ses rêves? Ces questions, et bien d'autres, trouveront la réponse dans son périple…
Bon, autant vous le dire tout de suite, on voit dès le début que le scénario est hyper classique et balisé d'un héros contre un gros méchant, etc… Autant vous dire que tout est prévisible d'un bout à l'autre même de l'autre bout de la galaxie. Donc, ne nous attardons pas plus sur ce monument de classicisme et de clichés, heureusement bien mené et efficace. Passons plutôt à ce que propose Blade Dancer dans son gameplay.
Au niveau des environnements, rien de bien méchant. Ville/exploration/donjon, la Sainte Trinité du RPG reprise à la lettre près. Des endroits classiques (des villes, forêts, déserts, tours menaçantes…) au level design quand même bien sympa et dans des graphismes plutôt chouettes, malgré un peu d'aliasing et une exploitation clairement pas totale des capacités de la PSP.
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Les combats occuperont pas mal de votre temps, évidemment. D'abord, vous voyez vos ennemis sur la carte, sous forme de têtes de mort de différentes couleurs. Bleu > Combat facile
Blanc > Vous avez le niveau
Rouge > Ce sera difficile
Noir > Laissez tomber, vous allez vous faire latter en 2 tours
Ensuite, il faut aussi savoir que certains groupes peuvent fusionner avec d'autres pour créer un ou des ennemis plus puissants et coriaces. Sur ce, passons au système de combat.
D'abord, le placement des combattants. Classique. A l'avant, on agit plus vite et frappe plus fort, mais on encaisse plus de dégâts. A l'arrière, on attend plus longtemps, on frappe moins fort, mais on est mieux protégé. Le système lui-même se situe à mi-chemin entre le tour par tour et le temps réel. Pour résumer, le cercle à côté des noms des persos est tout simplement la jauge ATB d'un FF. Quand il est plein, vous pouvez ouvrir le menu et préparer votre action. Toutefois, c'est entièrement à vous de choisir l'ordre des attaques. Vous pouvez également attendre que plusieurs persos soient prêts à agir en même temps, afin de renforcer les attaques magiques de groupe.
Il faut aussi savoir que vos armes s'émoussent à chaque coup et finissent par se briser. Il faudra faire appel à l'artisanat pour se constituer un stock rapidement. J'y reviendrai plus tard. Elles sont surtout nécessaires à la réalisation des magies d'attaque (les autres peuvent se faire sans arme équipée).Vous pourrez remarquer qu'il n'existe pas de points de magie dans le jeu. En fait, la jauge lunaire, en haut à gauche de l'écran dans les combats, en tient lieu.
Chaque coup porté ou subi la remplit lentement, et vous la partagez avec l'ennemi, puisque celui-ci s'en sert pour ses propres magies. Evidemment, vous pouvez neutraliser les incantations et récupérer l'énergie lunaire en frappant l'ennemi qui prépare une magie. Mais c'est à double tranchant, vous pouvez le subir aussi.
Cette jauge lunaire, vous pouvez augmenter sa limite maximale. Ce qui s'impose rapidement avec les pouvoirs que vous débloquez et qui demandent de plus en plus de points. Il suffit pour cela d'accepter et remplir les missions que vous obtenez en parlant aux différents personnages présents dans les villes et villages. N'hésitez pas à reparler à ceux qui ne vous donnent rien plus tard, certaines missions ne se débloquent qu'avec un certain niveau.
Maintenant, parlons du plus gros élément de Blade Dancer. L'artisanat. Pour la modique somme de 100 pièces d'or, vous pouvez faire démonter un objet par un expert en ville, il vous donnera la recette. Il ne vous reste plus qu'à le refaire, puis trouver ou acheter les matériaux pour les refabriquer par la suite en autant d'exemplaires que vous voulez. Et vous économiserez par rapport aux magasins, surtout sur les armes.
Au final, Blade Dancer est un bon petit RPG sans grande prétention, qui vous occupera pas mal de temps.
Graphismes 3/5
Sympas à l'oeil, malgré un peu d'aliasing et de crénelage, mais il existe bien pire.
Scénario 2/5
J'étais prêt à mettre 3 malgré son classicisme, mais avec une fin qui vient tout plomber en ne finissant même pas formellement le jeu… Finissez-le, vous comprendrez.
Gameplay 3/5
Quelques bonnes idées, les bonnes vieilles recettes toujours efficaces... Bref, rien à redire, une mécanique bien rodée.
Durée de vie 2/5
Une petite trentaine d'heures en fonçant, et surtout, un scénario amputé de sa fin…
Intérêt final 13/20
Classique, mais sympa et efficace, Blade Dancer pâtit surtout d'une durée de vie relativcement faible pour un RPG, et il souffre encore plus d'un scénario pas totalement fini. Dommage.
Test réalisé par le site : Puissance RPG.
Shinobi.fr
Un Anneau pour les gouverner tous
Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous
Et dans les Ténèbres les lier
Tel est l'Anneau Unique de Sauron, que l'on croyait vaincu après la victoire d'Isildur et de la Grande Alliance face à lui.Hélas, Isildur, perverti par l'esprit de l'Anneau, ne le détruisit pas. Aujourd'hui, l'Anneau Unique, maître de tous les Anneaux de Pouvoir, l'Anneau du Seigneur Sauron, a ressurgi du passé. Et son maître avec lui… Un groupe appelé la Communauté de l'Anneau est créé par Elrond Semi-Elfe. Sa tâche est d'aller jusqu'en Mordor, les Terres Maudites, pour enfin détruire l'Anneau. En parallèle, une autre Communauté se met en place…
Prenez-en la tête et suivez la Communauté dans son voyage vers le Mordor. Traversez les Terres du Milieu, défendez le Gouffre de Helm et Minas Tirith, et avancez jusqu'à l'ultime combat contre Sauron…
Tel est le postulat de départ de ce RPG signé EA. Une idée intéressante que cette seconde communauté. Dès le départ, on est plongé dans l'action. Décors et personnages sublimes, scènes des films pour les cinématiques… On arrive en plein combat, on retrouve l'interface de Final Fantasy X. Bref, un confort de jeu assuré dans de très belles contrées.
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Bref, on entre dans le jeu en se disant qu'on va vivre une aventure inoubliable, mais les points noirs du jeu se dévoilent de plus en plus à mesure qu'on avance…
Les combats sont certes bien menés (style FF X oblige), mais se révèlent vraiment très faciles à terminer. De plus, la progression est linéaire, sans aucune possibilité de repartir en arrière, aucune ville, aucun village à visiter…
Côté équipement, c'est vite choisi. Chaque équipement trouvé est forcément meilleur que le précédent. Enfin, il n'y a absolument aucune quête annexe. Un bon jeu, surtout pour s'initier au genre, mais sans plus.
Le scénario reprenant en parallèle celui de la trilogie, on se laisse tout de même embarquer sans problème dans cette épopée.
Graphismes 4/5
Des graphismes fins, beaux, léchés… Bref, du EA, quoi, rien à redire de ce côté-là.
Scénario 3/5
La trilogie revisitée en parallèle des aventures de Frodon de fort belle manière.
Gameplay 3/5
Facile et accessible, vite pris en main, Le Tiers Age est un régal à jouer. Bon, système de combat repompé de FF X, c'est limite.
Son 3/5
De bons SFX, les musiques des films, le doublage français des films aussi… Le style EA.
Durée de vie 2/5
Un jeu qui se termine vite et facilement, on se contente d'avancer en ligne droite sans rien faire d'autre… Comptez 15-20 heures.
Intérêt final 12/20
Un bon RPG pour s'initier au genre, mais qui ne propose aucundéfi pour les joueurs aguerris, qui le verront juste comme un nouveau représentant du genre sans prétention. Toutefois, EA part sur de superbes bases pour faire de grands RPG. Ne reste qu'à voir s'ils vont en tenter d'autres.
Test réalisé par : puissance RPG
Ashley Riot, Riskbreaker de la Ligue, est accusé du meurtre du duc Bardora. Cela est arrivé lors de son retour après une disparition d'une semaine.
Pendant toute cette semaine, il était à Lea Mundis, enquêtant sur le séparatiste Sydney Losstarot.Roméo Guildenstern et les Crimson Blades étaient là aussi, Sydney étant accusé de sorcellerie.
Que s'est-il passé là-bas? Pourquoi Ashley est-il accusé?
Voilà donc le départ de Vagrant Story.
On commence avec une cinématique en images de synthèse très sympa (et la seule de tout le jeu, je vous préviens) et un prologue de feu, durant une attaque de Sydney sur le manoir Bardora.A paine le temps de se remettre de la mise en scène qu'on doit déjà combattre 2 gardes, puis un dragon, avant de suivre Sydney à LeaMundis.
Hé oui, prologue qui vous permet de découvrir le système de combat. Attention, aucun tuto, aucun didacticiel, il faut potasser le manuel avant d'y aller
L'idée est donc, avec Cercle, d'ouvrir la Sphère de Combat, qui représente la portée de votre arme équipée ; Ensuite, vous choisissez où vous comptez frapper votre adversaire, en tenant compte des dégâts et (surtout) de la probabilité de frapper, et vous validez avec Cercle. Et voilà.
Plus tard dans le jeu, vous pourrez profiter des Chains et des Defenses, qui vous permettront de lancer de grands enchaînements avec un bon timing, ou de légèrement contrer les attaques ennemies.
Vous pourrez également voir assez vite que vos armes et armures se détériorent et sont composées de plusieurs éléments… Vous devrez trouver des forges pour réparer et fabriquer des équipements, ainsi que stocker vos objets inutiles dans l'immédiat (ces coffres de stockage sont aussi disséminés ailleurs dans le jeu, en fait à chaque endroit où vous trouverez un point de sauvegarde).
Ce qui frappe dans Vagrant Story, une fois qu'on s'est sorti des premiers combats, c'est la beauté des décors. L'équipe est venue chercher l'inspiration en France et ça se voit. La magnificence de ces décors, ouvertement sortis de la période médiévale de l'Europe Occidentale, saute aux yeux, et chaque nouveau passage est prétexte à s'émerveiller. La première fois que l'on voit LeaMundis, avant qu'Ashley n'y entre, on voit une ville sur une île, loin de tout, absolument sublime, telle le Mont Saint Michel…
Chaque passage dispose d'une ambiance bien précise et bien rendue, de par les décors, certes, mais aussi par les sublimes musiques de Hitoshi Sakimoto. Entre des mélodies lancinantes et mélancoliques, et de grandes envolées lyriques dans certains passages, vous allez être servis côté grandes mélodies. Oserai-je le dire?Oui, allez, j'ose.Sakimoto a ici réalisé une performance digne de celles de Nobuo Uematsu sur FF VI et IX.
Quant aux thèmes des personnages, ils servent à merveille leur ambivalence. Ashley est-il réellement le soldat loyal et sans reproche que l'on croit? Que veut vraiment Sydney? Que cherche à cacher le duc Bardora en envoyant Roméo Guildenstern et ses Crimson Blades? Toutes ces questions, et bien d'autres, trouveront des réponses durant le périple d'Ashley dans LeaMundis. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les révélations sont nombreuses et violentes, dévoilant des personnages nuancés au milieu d'une intrigue complexe, mêlant politique et religion, et une bonne dose de fantastique.
Bref, un scénario adulte et mature, très complexe, des personnages travaillés… On peut reprocher à Callo Merlose de ne pas l'être autant que les autres, mais elle a là, dès le moment de sa capture, un rôle de spectatrice dans les plans de Sydney. C'est elle qui voit Sydney et Hardin mettre leur plan à exécution, et c'est elle qui a des visions du fils du duc.Comment et pourquoi? Ca, vous le saurez en avançant.
Le tout est soutenu par des graphismes magnifiques qui ont poussé la PS One au maximum de ses capacités? Certes, ça reste crénelé, mais c'était donc de la PS One… Et il n'empêche que c'est nettement plus détaillé que quasiment tous les autres jeux de la console. Et le système de phylactères, à la façon d'une bande dessinée, rend les phases de dialogue très sympathiques, permettant en plus de faire parler plusieurs personnages en même temps, sans avoir à afficher leurs noms.
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Ne vous inquiétez pas, le jeu est en français chez nous. Bref, un excellent RPG.
Graphismes 4/5
Rien à redire, c'est sublime d'un bout à l'autre. Détaillé, fin… Juste très crénelé, mais on y fait plus attention très vite.
Scénario 5/5
Gentil? Si vous me trouvez un jeu capable de faire mieux dans l'intrigue politico-religieuse mature, j'attends que vous m'indiquiez le titre ^^ Vagrant Story est un modèle de scénario habile et bien mené.
Gameplay 4/5
C'est fluide, très jouable, mais le système de combat est peu accessible aux débutants et pourrait en rebuter plus d'un… Dommage pour eux.
Son 4/5
La bande son de Hitoshi Sakimoto est plus que phénoménale, digne des travaux de Nobuo Uematsu, et soutient magnifiquement le scénario et les personnages.
Durée de vie 4/5
Long, beau, varié, difficile, New Game + pour le 100%… Vagrant Story vous occupera très longtemps, si tant est que vous teniez à percer tous les secrets de LeaMundis.
Intérêt final 19/20
Vagrant Story est un chef-d'oeuvre absolu, une date dans l'histoire des jeux vidéos et du RPG .L'apogée de Yasumi Matsuno, Akihiko Yoshida, et Hitoshi Sakimoto. A faire absolument pour tout amateur de RPG.Il ne rate le 20/20 qu'à cause de son système de combat difficilement maîtrisable et peu accessible au début.
Test réalisé par : Puissance RPG.
9/10 sur 1 vote
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1. Daxterpro Le 07/12/2009 à 02:55
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